Comment Viser la Satisfaction en Mangeant

Voici le cinquième article de ma série sur l’alimentation intuitive

Les régimes  à répétition  ont tendance à nous faire oublier ce qu’on aime car ils nous forcent à manger selon des règles précises. L’alimentation intuitive propose de rendre à chacun.e la responsabilité de choisir quoi manger selon ses goûts et ses envies du moment. L’objectif?  Permettre à chacun.e d’être pleinement satisfait.e  de ce qu’elle ou il mange.

Le principe de l’alimentation intuitive dont nous parlons aujourd’hui a pour but de vous aider à faire des choix alimentaires qui vous amèneront à être vraiment satisfait.e  la plupart du temps. Pour de nombreuses personnes, manger ce dont on a envie permet aussi d’éviter de perdre du temps à chercher une alternative plus « santé » qui sera aussi satisfaisante. Cette stratégie marche rarement et on finit souvent par manger ce dont on avait envie depuis le début, mais avec un estomac déjà plein (des dites alternatives) et de la culpabilité en prime.

La première chose à faire est donc de prendre l’habitude de se demander de quoi on a envie avant de faire nos choix alimentaires. La réponse ne sera pas toujours évidente, alors pour s’aider on peut penser aux différentes propriétés des aliments. Par exemple on peut se demander quel goût, quelle texture, quel arôme, quelle température nous ferait envie. Biensûr, chaque repas ne se prête pas toujours à cette approche. Il faut parfois anticiper, préparer à l’avance. Mais on peut toujours se poser la question et choisir, parmi nos options, celle qui sera la plus satisfaisante. Par exemple, si on a apporté un lunch mais qu’à l’heure du dîner on a envie de complètement autre chose, on peut toujours le garder pour le lendemain.

Au-delà des aliments mêmes, plusieurs facteurs peuvent affecter notre satisfaction lorsqu’on mange:

1. Savourer. Si on prend le temps de savourer nos aliments, on en tire bien plus de satisfaction. Il s’agit de porter attention aux propriétés sensorielles des aliments: leur apparence, leur goût, leur odeur, leur texture, etc. en mangeant.

2. Faim. Le plaisir de manger est affecté par notre niveau de faim. Manger quand on a modérément faim nous permet d’en retirer un maximum de plaisir. Lorsqu’on a trop faim, on a tendance à manger très vite, sans vraiment porter attention au goût. À l’autre extrême, manger sans faim rend l’expérience beaucoup moins agréable.

3. Environnement. Manger dans un environnement calme et agréable rendra aussi l’expérience d’autant plus satisfaisante.

4. Compagnie. Les personnes avec qui on partage nos repas peuvent aussi affecter notre satisfaction.

5. Variété. La découverte de nouveaux aliments en toute liberté (sans règles alimentaires!) est un bonheur en soi. Laissez-vous tenter par de nouveaux goûts.

6. Se donner le choix. Le choix de ne pas manger quelque chose que vous n’aimez pas, oui oui même des légumes! Donnez-vous la possibilité de laisser de côté certains aliments dans votre assiette. Si vous le désirez, vous pourrez les explorer à nouveau dans une recette différente, mais permettez-vous de respecter vos préférences.

Biensûr, chaque repas ou collation ne sera pas parfait.e. Le but est plutôt de maximiser votre satisfaction à chaque occasion. Par exemple, si vous avez le temps, pourquoi pas choisir une belle assiette et s’asseoir à table pour manger. Ou encore, inclure un aliment nouveau dans nos repas quand l’occasion se présente. Une autre idée serait d’attendre d’avoir faim avant de déguster votre collation favorite, de façon à en profiter encore plus.

En visant la satisfaction, on se réapproprie nos choix alimentaires au lieu de suivre des règles qui nous culpabilisent pour rien, et ça, c’est franchement libérateur!

Vous êtes peut-être en train de vous dire: « Mais Julia, si je me laisse aller je vais manger des chips (ou autre aliment « plaisir ») à longueur de journée! ». Je vous répondrais… Oui, peut-être au début. Si vous adorez les chips et que vous vous êtes restreint.e toute votre vie, il risque d’avoir un retour du balancier. Je vous encourage à déguster tous les chips qu’il vous plaira, avec plaisir et sans culpabilité! Éventuellement, vous finirez par trouver votre équilibre. C’est ce qui arrive quand on croit réellement et sincèrement qu’on a accès à tout ce qu’on veut manger de façon illimitée (selon nos moyens). Quand on sait que les chips seront toujours là si on en a envie, ils deviennent moins invitants (ou même obsédants). Ça permet alors à notre cerveau de s’intéresser à d’autres aliments.

Sur ce, bonne exploration!

Références

Tribole, E., & Resch, E. Intuitive eating: a revolutionary program that works. 2012, New York: St. Martin’s Griffin.

Photo par Courtney Prather sur Unsplash

 

 

Important: Les conseils dispensés ci-haut le sont à titre informatif seulement et ne remplacent pas l’avis d’un.e professionnel.le médical.e

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